Vue d’ensemble

In this world

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« In this world we stand on the roof of hell gazing at flowers »
(En ce monde nous nous tenons sur le toit de l’enfer regardant les fleurs – Issa Kobayashi; Haïku)

Carnets de voyages et photographies se côtoient, choisis non sur un thème mais avec un désir et une nécessité de montrer ces images particulières, toujours au bord d’un monde, à la frontière du rêve. Glanées partout en différents pays, longtemps archivées sans être montrées, comme ces pages de mes carnets de bords reproduites dans cette rétrospective d’un cheminement personnel.

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Là où j’allume un feu sera ma demeure

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« Là où j’allume un feu sera ma demeure, où paissent mes chevaux seront mes pâturages »

Ces images sont un bloc-notes, le passage d’un voyageur dans ce monde empli de silence – seulement interrompu parfois par le hennissement d’un cheval, l’aboiement d’un chien au loin.

 Dans cette exposition c’est le silence qui domine.
 Silence sur les visages, mais aussi sur les objets.
 Je ne montre que le bord des choses pour mieux laisser la place à leur âme.
 Dans une version élargie cette exposition devient un espace immersif.

… A l’extérieur, le point d’eau qui est installé devant chaque yourte, et puis un ovoo -un de ces cairns de pierre qui jalonnent la steppe, lieu de vénération des esprits de la nature – et au dessus en banderoles multicolores, à la façon tibétaine, une anthologie de poésies des steppes.
 Il y a encore la piste avec les traces d’animaux, chèvres, chevaux, vaches, moutons, un herbier des plantes de la steppe , et bien sur toutes ces photographies…
Mais aussi une grande yourte et une cabane des steppes où l’on rentre et sort à sa guise. Là, à l’intérieur, un abri de berger, des ballots de laine pour s’asseoir ou s’allonger et 365 images en boucle de la vie des nomades mongols, des gens, des animaux, des immensités, des objets, des portes décorées, avec la présence magnétique des chants diphoniques, le blues mongol! On est loin, très loin au milieu de la steppe sans limites.

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Chemins de Bohême

Demain j’aimerai d’autres toits, d’autres chaumières. Je ne vais pas laisser mon coeur derrière moi, comme ils disent dans les lettres d’amour. Non, je vais l’emmener avec moi par dessus les montagnes. Parce que j’en ai besoin , toujours. Je suis un nomade, pas un fermier.
Je suis un adorateur de l’inconstance, du changement, du fantastique.
Hermann Hesse

C’est une invitation au voyage.
30 photographies et des textes sur l’errance
de Herman Hesse, Alexandra David Neil, Panaït Istrati…
Lorsque l’on prononce le mot Bohème, toutes sortes d’images se forment dans la tête. De la bohème des poètes à la bohème des Tziganes, Sintis, Kalderashs, Manouches, en passant par la Bohême, celle qui a l’accent circonflexe et qui se cache quelque part dans un pays de l’Est, lointaine et mystérieuse…

Le jardinier d’Ulvik

Lors d’un projet entre le Musée du Hordaland à Bergen, Norvège, et le Musée régional de Normandie à Caen, « Meeting point wood », il m’a été demandé de créer un espace poétique avec une sélection des poèmes de Olav H. Hauge qui avait vécu lui-même toute sa vie à Ulvik dans l’Hardanger Fjord. J’ai donc imaginé et fait le design d’une trentaine de Kakemonos sur le thème du bois, des bateaux, de la mer, des arbres, des outils. Un design où se rencontrent les lignes abruptes des fjords, les gravures millénaires d’art pariétal scandinave représentant les premiers bateaux de ce grand nord et les poèmes directs et magnétiques du Jardinier d’Ulvik. La palette de couleurs inspirée des collages de Henri Matisse, fraîche et joyeuse, pour faire le pont entre Norvège et France.

Insolite Lights : La Parade Féerique

Inspiré  par les traditions de lanternes processionnaires du Japon et de Chine, j’ai développé ces lanternes/marionnettes géantes pour des parades de rues, des spectacles, des événements nocturnes.

Cet univers onirique d’où jaillissent une flore ou un bestiaire imaginaire, des soleils, des lunes, des bateaux, des personnages, peut être installé dans des monuments historiques, dans des arbres, sur l’eau, dans toute sorte de sites naturels grâce à sa légèreté. Mais l’usage principal que nous en faisons apparaît lors de parades de rues, de déambulations, de happenings que nous mettons en scène dans les lieux où nous sommes invités. Si cet univers magique prend vie essentiellement pendant la nuit, il est aussi saisissant dans la lumière du jour.

Les matériaux de base sont le papier et l’osier. Des bougies ou des éclairages à leds spéciaux font vivre par leur flamme vivante ce bestiaire imaginaire. Ces lanternes peuvent être des objets portés très haut, suspendus, des grands masques ou des accessoires.

Site complet sur Insolite Lights

Tree of Life

Tree of life Arbre de Vie est un projet d’art plastique – papiers découpés en grands formats – inspiré des traditions juives d’Europe de l’Est et principalement de Pologne qui voulaient que pour le Nouvel An des Arbres, l’on découpe des arbres de toutes formes de toutes couleurs dans des petits bouts de papiers pour décorer les fenêtres ou les murs. L’idée, un jour, d’en faire un géant puis de l’utiliser dans une action théâtrale où le public était invité à participer à une sorte de happening/rituel non confessionnel, très ouvert, d’illumination par des dizaines de bougies de cet arbre/ monde, de cet arbre/ homme, avec une scène improvisées de musiciens et de chanteurs en a fait un événement entre art plastique et spectacle que j’ai transporté dans plusieurs pays : Écosse, Hongrie, Suisse, Norvège, Allemagne, France, comme un symbole de fraternité.

Le Voyage Mythologique

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Sur les traces d’Ulysse et de ses bateaux, à travers temples helléniques et caravansérails ottomans, vieille églises grecques abandonnées et places publiques, le Voyage Mythologique a rassemblé 30 artistes turcs et européens arrivés d’Italie, de Scandinavie, de France, de Hongrie, de Pologne, de Bielo Russie, d’Angleterre, d’Autriche pour une rencontre et une odyssée dont l’un des buts et non le moindre était de ré-écrire l’histoire entre Turquie et Grèce, et d’écrire et de jouer un Mythe de l’Europe depuis Homère jusqu’au Kalévala finlandais à travers nos expériences partagées de théâtre, de musique, et de danse.

Projet réalisé avec l’aide de fonds européens.

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Le Printemps des Hautes Terres

Extension du Théâtre des Fêtes et des créations nées des Voyages de Pan, nous avons en 1993 lancé le premier festival des Hautes Terres à travers 18 communes montagnardes des départements d’Ardèche et de Haute-Loire. La première édition «  Les journées de Russie » fut un succès bien que contre vents et marées et malgré les conseils prudents qui nous étaient donnés de faire un festival estival, nous étions alors détermines à faire ce festival de 18 jours, itinérant, sur les routes encore à moitié enneigées du mois d’avril, ceci pour que cette grande fête de théâtre, de musique, et de danse rassemble avant tout les habitants de ces hauts-plateaux et vallées qui l’été seraient indisponibles, engagés dans les travaux des champs.
Le festival dont j’ai laissé la direction après 3 ans a continué de fleurir chaque année à la sortie de l’hiver pendant encore 17 ans.